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On en parle

> ISBS : la communauté dermatologique en congrès à Besançon !

Le Congrès de l'International Society for Biophysics and Imaging of the Skin (ISBS) se tenait à Besançon du 9 au 12 septembre 2009. 150 personnes étaient attendues. Plus de 260 venues de 31 pays étaient présentes ! Cette rencontre exceptionnelle ne s'était pas déroulée en France depuis 1983. Pour la communauté scientifique dermatologique du CHU de Besançon, l'événement représentait un enjeu considérable et une reconnaissance sur le plan international.

L'ISBS est une société internationale dont les pôles d'intérêt portent sur la caractérisation de la peau par tout type de méthode biophysique, optique, imagerie… et la connaissance physiologique et physio-pathologique de la peau.

Le Professeur Philippe HUMBERT, Chef du Service de Dermatologie du CHU et directeur du Laboratoire de Biologie Cutanée (unité Inserm U645 et IFR 133) en est le président depuis 2005. C'est à ce titre qu'il a pu organiser à Besançon ce prestigieux congrès dédié à la bio ingénierie appliquée au domaine de la peau.

Temps fort : la présentation de nouvelles méthodes d'exploration cutanée avec des appareils optiques permettant d'atteindre une très haute résolution :
- tomographie par cohérence optique,
- spectroscopie Raman,
- microscopie confocale.

Après Lyon, Nice, et Toulouse, l'unité d'explorations fonctionnelles du service de dermatologie de Besançon s'est dotée de cette dernière technologie qui permet notamment une meilleure prise en charge diagnostique des tumeurs.

Lors de ce congrès, toutes les nouveautés de l'ingénierie liée à la peau et à la dermatologie ont été abordées par les plus grands experts internationaux avec lesquels les hospitalo-universitaires de Besançon ont pu renforcer leurs collaborations.

Prochain rendez-vous à Buenos Aires en 2010.

> Microtech-Santé : les microtechniques au service de la santé !

MicroTech-Santé est une plateforme colla­borative régionale, créée suite à la labelli­sation CIC-IT par l'Inserm et le Ministère de la Santé du CHU de Besançon, en janvier 2008. MicroTech-Santé a été créée en vue d'accélérer le développement de nouveaux dispositifs médicaux. "Au départ, lorsque des acteurs de la santé expriment un besoin, nous réunissons des par­tenaires qui regardent d'abord s'il s'agit d'une bonne idée. Lorsqu'elle est validée, nous pas­sons ensuite au concept produit. Les praticiens qui ont établi un cahier des charges savent ce qu'ils attendent, mais ne savent pas trouver les solutions technologiques qui existent, soit dans les entreprises, soit dans les laboratoires de recherche. Nous cherchons alors s'il existe des verrous, des points critiques qui nécessi­tent un retour vers une recherche de connais­sance, moins axée en science et technique, et davantage sur des aspects médicaux. Lorsque les verrous sont levés, on peut aller vers la réalisation d'un prototype. Mais dans le même temps, il faut avoir un regard sur les aspects économiques et chercher les entreprises qui vont pouvoir exploiter ce savoir-faire pour aller vers la production et la commercialisation... tout en validant les aspects réglementaires pour le marquage CE". Le CIC-IT de Besançon a pour thé­matique générale les "microtechniques pour la santé", qui correspondent aux atouts industriels et scientifiques et à la visibilité actuelle de l'agglomération bisontine et de la région Franche-Comté. Le périmètre d'intervention de MicroTech-Santé englobe quatre axes principaux : les dispositifs pour l'in­vestigation clinique, les techniques de suppléance, la qualification biologique et les méthodes thérapeutiques de précision. Selon Lionel Pazart, "quel que soit le domaine : dermatologie, cancérologie, pédiatrie ou transfusion sanguine, nous sommes toujours dans des disciplines médicales qui impliquent ridée de précision et de microtechniques avec aujourd'hui une orientation vers les nanotechnologies".

> RoBIK, une interface cerveau-ordinateur robuste et utilisable au quotidien

RoBIK qui vient d’être sélectionné par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) est un projet ambitieux. Il vise en effet à créer un système BCI (Brain Computer Interface) pour les personnes qui n’ont plus l’usage de la parole et dont la gestuelle est très limitée. Par son interface homme-machine spécifique, le système BCI communicant proposé avec RoBIK laisse entrevoir des  perspectives prometteuses en termes de compensation du handicap moteur lourd.

RoBIK propose donc :
• De réunir les acteurs majeurs des maillons de la chaîne de recueil et de traitement de l’information des BCI pour proposer, de manière transversale, les
innovations clés pour gagner la robustesse nécessaire au transfert de la technologie,
• Et de travailler à proximité des patients afin de développer un système réellement adapté à leurs besoins et qu’il soit suffisamment ergonomique.
Le projet permettra dans le cadre d'un développement expérimental de 36 mois, la création d’un prototype fonctionnel de clavier virtuel pour la communication dénommé RoBIK, commandé par un système BCI robuste et utilisable quotidiennement par les patients.

L’aide demandée à l’ANR s’élève à 806 337 €, le projet durera 36 mois.

> DMP - Dossier Médical Personnel : la Franche-Comté pilote en la matière !

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, l’a annoncé en avril dernier : « En 2010, une première version nationale du dossier médical personnel sera déployée. » Pouvoir accéder à son dossier médical personnel (DMP) par internet et intervenir dessus : le projet est donc en train de devenir réalité.

La Franche-Comté a pris un peu d’avance en la matière. Dès 2002, bien avant que l’idée d’un dossier médical personnel n’émerge au niveau national, l’ARH - Agence Régionale de l’Hospitalisation - franc-comtoise avait initié la création d’une plate-forme régionale de santé : des dossiers informatisés avec pour objectif de faciliter le partage des données entre les professionnels de santé, et en particulier entre leurs réseaux. Le dispositif est en place et élargi depuis 2005 aux établissements de santé.

« Quelques dizaines ou centaines de dossiers accessibles aux patients sont déjà ouverts, indique Bruno Grossin, Directeur du Groupement de Coopération Sanitaire EMOSIST*, qui met en place le DMP dans la région. D’ici 18 mois, on espère que plusieurs dizaines de milliers de personnes en bénéficieront. »
EMOSIST a obtenu la déclaration de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés permettant de déployer le DMP fin 2008. « Nous sommes le seul dossier en France à bénéficier de cet accord de la CNIL », note Bruno Grossin.

Les médecins libéraux francs-comtois sont actuellement formés à l’utilisation du logiciel permettant d’ouvrir des DMP ; une petite centaine d’entre eux sont déjà en mesure de le faire. Dans les hôpitaux, ensuite, ce sont les services d’urgence qui seront les premiers concernés.

Pour ouvrir un DMP, un médecin a besoin de la Carte Vitale de son patient. Il crée le dossier et remet un contrat à l’intéressé, avec les clauses juridiques en vigueur. Le patient reçoit son premier code d’accès après signature puis une carte comportant son numéro de DMP : « C’est le principe du double secret, avec un code et un numéro de carte », explique Bruno Grossin, car un des enjeux essentiels reste la confidentialité des données.

Chaque patient détermine lui-même son « cercle de confiance », en décidant seul qui sont les professionnels de santé autorisés à consulter librement son DMP, il peut l’élargir ou le restreindre à sa guise. Il peut également autoriser un médecin à avoir accès ponctuellement à son dossier.
Tous ces professionnels alimentent le DMP avec leurs comptes rendus de consultations. Un médecin traitant a ainsi accès aux informations communiquées par un urgentiste, et vice versa. « On pourra ensuite ajouter les examens de biologie, par exemple », explique Bruno Grossin.

Les patients peuvent se connecter à leur dossier depuis chez eux et consulter tous les documents que les professionnels de santé ont déposés. Ils voient aussi qui y a accédé, ils peuvent administrer les droits d’accès ou masquer certaines informations.
Il existe en parallèle un système de partage d’informations entre médecins. En cas de pathologie grave, les malades ne doivent pas découvrir des données importantes sur l’écran de leur ordinateur, mais bien de la bouche de leur médecin.

* Ensemble pour la Modernisation des Systèmes d’Information de Santé et de Télémédecine

> Classement 2009 des cliniques françaises, des préjugés mis à mal…

Publié par Le Figaro Magazine et Le Guide Santé, le palmarès des cliniques privées intègre les rapports établis par la Haute Autorité de santé, organisme indépendant qui dispose d’une commission dédiée à la certification des établissements de santé, et pour la première fois les tarifs pratiqués.

Il s’agit en fait d’un double classement : l’un général, l’autre par spécialité. Ces palmarès sont surprenants à bien des égards, première information à noter : ce sont des cliniques à taille humaine établies dans des villes de province qui arrivent en tête. Autre constat de cette première enquête à indiquer les prix des prestations hôtelières : les tarifs sont disparates et sans lien avec la qualité des soins.

Le tableau général de l’excellence

On y retrouve deux établissements francs-comtois : la Clinique du Jura à Lons-le-Saunier qui décroche la 15ème place et la Clinique Saint-Martin à Vesoul qui arrive en 34ème position.

Ce classement des 50 meilleures cliniques de France s’appuie sur les dernières données du Ministère de la Santé et d’organismes publics institutionnels, selon 5 critères :

• Le score agrégé de lutte contre les infections nosocomiales ; celui-ci varie de A à F et seules les cliniques classées au niveau A figure dans ce tableau d’excellence. L’investissement dans la lutte contre les maladies nosocomiales est en effet un critère essentiel puisque de fait, un établissement de santé a pour vocation de soigner et non de rendre malade.

• Les rapports de certification réalisés par les experts de la Haute Autorité de santé après leur visite d’évaluation. Ils considèrent le management, les ressources humaines, la prise en charge des patients, l’organisation de la gestion des risques… afin de vérifier que tout est mis en place pour assurer la qualité et la sécurité des soins.

• Le niveau d’équipements et effectifs en personnel évalué par le ratio en personnel infirmier par rapport à l’activité réelle, c'est-à-dire le rapport entre le nombre des personnels infirmiers affectés directement aux soins (hors urgences) et le total de lits et places (ambulatoire) réellement utilisés. L’importance des ressources humaines est un véritable gage de qualité et un ratio élevé signifie la volonté d’assurer une bonne prise en charge. La Clinique du Jura est 3ème de ce classement à ce titre ave un ratio qui atteint tout de même 0,900.

• Le volume d’activité car il est reconnu que la performance tient à la répétition des actes : seules les cliniques dont le taux d’occupation est supérieur à 60% ont été retenues pour ce classement.

 Les tarifs des chambres individuelles. La Clinique Saint Martin se classe 30ème sur ce point avec une prestation facturée à 60€ et celle du Jura 6ème avec 46€ seulement. Deux établissements parmi les plus chers de France (plus de 200€/jour) ont en revanche été exclus de cette étude parce qu’ils n’ont pas été classés en score agrégé de lutte contre les infections nosocomiales.

On retiendra de ce premier classement que l’excellence ne réside pas toujours dans la taille de l’établissement ni dans son niveau d’équipements : plus de la moitié des lauréates offrent moins de 100 lits et places ! Les grands « paquebots » ne sont donc pas forcément à privilégier, de même que la capitale puisque l’on ne compte que 3 cliniques parisiennes au palmarès.

Le classement par pôles d’excellence

Il s’agit cette fois d’un classement par actes techniques et spécialités : un  palmarès des établissements établi pour 20 types d’intervention. Cinq établissements francs-comtois y sont répertoriés pour la plupart d’entre elles.

• Prothèse de hanche : la Clinique Saint-Vincent et la Polyclinique de Franche-Comté, toutes deux à Besançon, sont respectivement 12ème et 46ème en la matière.
• Prothèse de genou : la Clinique Saint-Vincent de la capitale comtoise arrive cette fois 5ème et la Clinique Saint-Martin de Vesoul tout de même 47ème.
• Chirurgie des ligaments du genou : on retrouve encore la Clinique Saint-Vincent en tête de classement puisqu’elle est au 8ème rang ;
• Chirurgie du pied : la Clinique bisontine Saint-Vincent est 41ème.
• Chirurgie du canal carpien : la Polyclinique de Franche-Comté à Besançon décroche la 29ème place.
• Chirurgie de la main : la Clinique vésulienne Saint-Martin est 21ème.
• Chirurgie du rachis : la Clinique Saint-Vincent de Besançon se démarque encore, elle arrive en 7ème position.
• Chirurgie des varices : 17ème place pour la Polyclinique de Franche-Comté et 27ème pour la Clinique Saint-Vincent à Besançon.
• Chirurgie des artères : la Clinique Saint-Vincent de Besançon est sur le podium avec une 3ème place.
• Implantation de stent coronaire : 34ème place pour la Clinique Saint-Vincent de Besançon.
• Pose de pace/maker : la Clinique de Saint-Vincent se classe au 38ème rang.
• Dilatation artérielle : la Polyclinique de Franche-Comté à Besançon est la 10ème meilleure clinique française.
• Chirurgie de la cataracte : la Clinique Saint-Vincent de Besançon arrive 28ème de ce classement.
• Chirurgie du cancer du sein 19ème et 24ème places pour la Clinique Saint-Vincent et la Polyclinique de Franche-Comté à Besançon.
• Chirurgie du cancer de l’utérus : la Polyclinique de Franche-Comté est LA spécialiste en la matière.
• Destruction de la prostate par chirurgie non majeure : c’est une 10ème place pour la Clinique Saint-Vincent de Besançon et une 22ème place pour la Polyclinique du Parc de Dole.
• Chirurgie pelvienne de l’homme : encore une spécialité franc-comtoise avec la Clinique Saint-Vincent de Besançon qui arrive en 2ème position et la Polyclinique du Parc à Dole en 13ème position.
• Cure de hernies inguinales et crurales : la Clinique Saint-Vincent et la Polyclinique de Franche-Comté à Besançon sont respectivement 3ème et 19ème du domaine.

> Conditions sociales, cadre de vie et incidence des cancers

Tel est le sujet de l’étude réalisée dans le cadre du Cancéropôle Grand Est impliquant le laboratoire bisontin ThéMA – Théoriser et Modéliser pour Aménager. Une étude descriptive de type écologique portant sur l’analyse de 14 767 cas d’hématopathies lymphoïdes et de 22 606 cas de cancers du poumon et 14 695 cas de cancers ORL, diagnostiqués entre le 1er janvier 1990 et le 31 décembre 2003.

L’étroite collaboration entre les épidémiologistes et les géographes a permis de mettre en évidence des différences liées au cadre de vie, spécifiques aux pathologies étudiées.

Les résultats détaillés seront publiés courant 2009.

Talents & compétences

> Un Centre de Diagnostic du Vieillissement de la Peau unique en France

À Besançon, la capitale de la Franche-Comté et du Temps, le service de dermatologie du CHU Jean Minjoz abrite le CDVP, un « Centre de Diagnostic du Vieillissement de la Peau » unique en France…

Créé par le CERT - Centre d’Etudes et de Recherche sur le Tégument - en réponse aux préoccupations actuelles, il rencontre un véritable succès : on fait le déplacement depuis les quatre coins de l’hexagone pour un bilan de la peau. Il faut dire que les équipements utilisés par l’équipe – dont un ingénieur de recherche et un dermatologue - sont très performants, certains outils sont des prototypes !

« Les personnes qui viennent ici ont le plus souvent entre 40 et 65 ans. Leur idée est d’éviter la chirurgie et de vieillir le mieux possible. […] et la peau est l’organe par excellence de l’expression du vieillissement. »

Lors d’une consultation, l’ingénieur mesure donc le sébum, contrôle l’hydratation, l’élasticité, fait une cotation de l’éclat du teint, examine le relief… Et tout est expliqué. Puis dresse un bilan des données recueillies avant de confier son/sa patient(e) à un dermatologue qui le/la conseillera au mieux.

La démarche se fait en deux temps : diagnostic et consultation cosmétologique puis prise en charge et traitement si nécessaire. Tous ces actes sont bien sûr conduits dans le cadre du service public hospitalier.

Pour en savoir plus : www.chu-besancon.fr/cdvp

> Zimmer : qualité et traçabilité

Implantée à Étupes, dans le pays de Montbéliard, l'entreprise Zimmer France fabrique des prothèses médicales. Elle est spécialisée dans les prothèses de hanche.

Dirigé par Raoul Barthez, le site emploie 180 salariés qui ont passé une phase de formation très poussé afin de les sensibiliser à la qualité et à la traçabilité...
Classifiées en niveau III, les prothèses médicales fabriquées par Zimmer font l'objet d'un contrôle unitaire de chaque pièce et de la gravure d'un numéro individuel d'identification.

Le produit n'étant pas directement commercialisé au patient, ce sont les chirurgiens qu'il faut convaincre. Les prix de vente du secteur étant réglementés par la sécurité sociale, les entreprises doivent se positionner sur un autre argument. C'est sur les techniques opératoires d'implantation des prothèses ainsi que sur leur durée de vie que Zimmer se différencie. Les ingénieurs développent ainsi toute une gamme d'instruments d'opération et de pose et travaillent à l'amélioration des process de fabrication.

Aujourd'hui, en matière de prothèses, les implants pour genoux et pour hanches sont les plus demandés. Dans l'avenir, les spécialistes prévoient également un développement exponentiel des  prothèses pour coudes, épaule ou rachis pour répondre aux besoins d'une population de plus en plus âgée, et soucieuse de sa qualité de vie. De belles perspectives d'avenir pour Zimmer...

> DIXI Microtechniques développe des électrodes destinées à la neurochirurgie

Société innovante à vocation horlogère, DIXI Microtechniques collabore avec des équipes médicales de renommée mondiale dès les années 70, afin de concevoir et industrialiser les premières électrodes intracérébrales homologuées pour le traitement de l'épilepsie et de Parkinson. Elle réalise également les adaptations spécifiques telles que les accessoires pour système de neuronavigation et des cadres stéréotaxiques utilisés par les spécialistes en neurochirurgie fonctionnelle.
Aujourd'hui, DIXI Microtechniques propose son expertise pour développer et fabriquer de nouvelles générations d'électrodes qui, en plus des performances exigées, prennent en compte les réalités économiques du secteur de la santé.
Ces dispositifs médicaux sont commercialisés en Europe et au Canada sous la marque DIXI Medical.

> Micro Mega – un siècle à Besançon

Fondée il y a un siècle à Besançon, capitale de l'horlogerie et de la microtechnique, Micro-Mega fabrique son premier tire-nerf en 1907, ce qui lui vaut une réputation mondiale.
Depuis Micro Mega innove et met au point des produits et des méthodes sûrs, simples, rapides et efficaces, utilisés dans le monde entier par des centaines de milliers de dentistes. Micro-Mega est leader incontesté de l’endodontie.

Micro-Mega, c'est aussi une gamme complète de pièces à main, de contre-angles, de turbines et moteurs à air, toujours à la pointe de la technologie.

Grâce à son savoir-faire, reconnu dans l'industrie des microtechniques et du décolletage de pièces de petits diamètres et de grandes longueurs, elle conçoit et fabrique une gamme de produits pour la chirurgie.

Technologies & développements

> Médecine ouïgoure : une coopération France-Chine-Thaïlande

Utilisées de façon ancestrale pour leurs propriétés curatives, les plantes font l'objet d'études scientifiques très pointues à Besançon, en particulier dans une optique de traitement de l'hypertension artérielle, l'un des fléaux de l'époque moderne. Cette recherche s'illustre par une coopération originale entre la France, la Chine et la Thaïlande, avec pour base de travail la médecine traditionnelle ouïgoure.
 
Certaines plantes sont traditionnellement utilisées contre l'hypertension et synthétisent des molécules aux propriétés vasodilatatrices puissantes. Il n'est pas exclu que ces molécules puissent également moduler l'activité de l'arginase, nouvelle cible potentielle pour le traitement de l'hypertension artérielle. Mettre en évidence ces composés et les caractériser au mieux constituent l'objectif de travaux de recherches menés au sein de l'université de Franche-Comté : le groupe "Dysfonction endothéliale", qui travaille sur l'hypertension artérielle et son traitement, et le groupe "Substances naturelles" développent en effet des recherches transversales permettant de valoriser les plantes douées d'activité thérapeutique.

La valorisation de ces compétences a permis de répondre, en 2oo8, à un appel d'offres du ministère des Affaires étrangères, intitulé BioAsie, en proposant le projet PLANTASAFE (ASian PLANT- derived drags and hepatic SAFEty : studies to improve research transfer to applications in patients).
 
Décortiquer scientifiquement les méthodes traditionnelles de soin par les plantes en Chine et en Thaïlande, en vue d'une optimisation de leur utilisation, constitue l'objectif du contrat et rejoint dans son essence le travail de l'équipe bisontine. C'est une piste nouvelle à l'heure où la montée en puissance de l'obésité, du diabète et de l'hypertension artérielle, importants facteurs de risques cardio-vasculaires, s'observe partout dans le monde, y compris dans les pays dits émergents.

La médecine traditionnelle des Ouïgours est au centre de la recherche. Cette ethnie, constituant la population principale du Xinjiang, province de l'Ouest de la Chine, a développé au cours des siècles sa propre pharmacopée, reposant sur la richesse de la biodiversité botanique de cette région. L'un des professeurs chinois de l'université d'Urumqi, appartenant à l'ethnie ouïgoure, a soumis à l'équipe française une liste de plantes. Après recoupements avec des bases de données bibliographiques, certaines espèces ont été retenues pour se prêter à la recherche.

Utilisées de manière empirique, ces plantes, sur lesquelles repose la médecine ouïgoure, sont soumises à l'éclairage scientifique du programme PLANTASAFE pour être validées. Car on ne saurait manipuler la phytothérapie à la légère. Études de leurs propriétés, de leur toxicité hépatique, interactions potentielles avec les médicaments allopathiques, mode d'administration... les plantes sont disséquées jusqu'à la moindre de leurs molécules pour pouvoir gagner leurs lettres de noblesse pharmacologiques. Un espoir pour leur utilisation dans la mise au point de thérapies, tant dans nos pays que dans leur pays d'origine ; là où les traitements chimiques sont parfois hors de portée, et surtout où la médecine traditionnelle fait partie intégrante de la culture des populations.

> Besançon : un nouveau produit de thérapie cellulaire !

Le produit de thérapie cellulaire pour la reconstruction osseuse, que la chercheuse Florelle Gindraux, docteure en Sciences de la vie et de la santé, envisage de transférer, nécessite encore quelques étapes de recherche et de développement mais s'annonce prometteur. Un institut sur l'os pourrait booster son développement.

Ce produit de thérapie cellulaire a pour but de reconstruire l'os en apportant des CSM (cellules présentes chez l'adulte dans la moelle osseuse, le tissu adipeux, le cartilage… et capables de se différencier en cellules osseuses, cartilagineuses, tendineuses…) là où elles sont déficientes ou en nombre insuffisant. Pour ce faire, les cellules sont associées à un support ostéoconducteur et à des molécules, les BMP — Bone Morphognetic Protein — induisant la différenciation des CSM en cellules osseuses.

De nombreuses applications peuvent déjà être envisagées, notamment pour soigner les problèmes de pseudarthrose (non consolidation osseuse qui se produit dans 10 à 30 % des fractures fermées des os longs), d'ostéonécroses de tête fémorale, de pertes osseuses (traumatologiques ou pathologiques), de reprises de prothèse de hanche ou, de manière moins attendue, d'allongement des membres inférieurs ou supérieurs. 

> Artechnic : Dispositif de distribution mobile

Depuis 20 ans, Artechnic étudie et réalise des machines spéciales d’assemblage, ainsi que des bols vibrants.

Dernièrement, la société a développé une gamme de centrifugeuses, de plusieurs dimensions (diamètre 300, 500 et 900 mm) et disponibles en polyamide ou inox. Ces systèmes de distribution permettent de répondre aux problématiques d’amenage de composants à très haute cadence, notamment sur les marchés du médical, de la cosmé-pharma ou encore de l’électronique.
Artechnic a poussé son développement plus loin, en adaptant ces dispositifs à l’alimentation multi-pistes. Pour ces applications, la centrifugeuse est montée sur un axe motorisé et commandé par l’automate programmable.

L’intérêt de ce système est de limiter le nombre de distributions en périphérie des machines d’assemblage, de remplissage ou de bouchage.

> Performance technologique : FEMTO-ST & le micro-assemblage

Pour voir la micro-vache de FEMTO-ST, il faut un microscope. Ses pièces sont en SU-8, une résine photosensible à haute résistance chimique et mécanique, et font 5 µm d’épaisseur, tout comme ses encoches d’assemblage. Elles ont été fabriquées dans la salle blanche MIMENTO de FEMTO-ST sur un wafer en silicium. La plus petite pièce, le museau, fait 50x50x5 µm3 et pèse 15 ng ; sa surface est donc comparable au diamètre d’un cheveu.

La performance technologique réside dans l’assemblage minuscule en volume de 5 pièces à l’échelle du micron réalisé grâce à la station de micro-assemblage Pronomia. Car à cette échelle, les manipulations et les assemblages sont compliqués par les frottements et les forces d’adhésion très importants.

Les applications de cette innovation sont multiples et concernent de nombreux domaines dont le médical.

> Ingénierie biomédicale : Femto-ST & la fécondation in Vitro

Les travaux sur les Microsystèmes de « Fécondation in-vitro » réalisés au sein de FEMTO-ST permettent d’automatiser le procédé. Il s’agit d’un microsystème permettant le déplacement des ovules à féconder dans des micro-canaux vers plusieurs points de mesure où ils subissent des tests de viabilité (mesure du spectre de transmission optique par exemple) puis vers une position précise où ils seront fécondés.
L’objectif est d’améliorer la qualité et la répétabilité de l’opération qui, pour le moment, est faite par voie purement manuelle sous microscope en milieu hospitalier.

Dossiers de presse

- Un accord-cadre entre Besançon et Dijon pour créer un vaste pôle hospitalier Sud du Grand Est

Un Centre de Diagnostic du Vieillissement de la Peau unique en France
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Un accord-cadre entre Besançon et Dijon pour créer un vaste pôle hospitalier Sud du Grand Est

Une initiative de l’Agence Régionale de Développement de Franche-Comté