
Numérisation et miniaturisation des systèmes pour l’exploration in vivo, nanotechnologies, microsystèmes, biopuces, robotique et automatisation pour l’exploration in vitro... mais aussi règlementation de mise sur le marché des produits, traçabilité, maîtrise de l’environnement et maîtrise des procédés... telles sont les tendances qui déterminent le secteur des technologies et de l’instrumentation médicales.
Ces nouvelles technologies permettent d’apporter une réponse aux besoins nés de l’évolution démographique et de l’étonnante progression de l’espérance de vie. Vivre plus longtemps entraîne des changements dans les modes de vie Vivre plus longtemps en bonne santé est la quête unanime de l’humanité.
Cet idéal incite les praticiens, les chercheurs à une recherche permanente d’amélioration des prestations médicales qui trouve un écho au sein des équipes de R&D des entreprises.
Toutes les techniques et les technologies sont convoquées par les acteurs du monde médical pour le développement de systèmes innovants, pour des interventions chirurgicales non invasives, pour la prévention, le diagnostic in vitro précoce. la miniaturisation extrême illustre ainsi à travers de nombreux exemples la capacité d’innovation de ce secteur et sa place croissante dans le système de soins.
Grâce aux microsystèmes il sera possible d’intervenir en micro-chirurgie, de voir dans le corps humain, d’injecter des médicaments sans douleur, d’équiper les patients de capteurs pour suivre toute une panoplie de paramètres physiologiques.
Micro-injection plastique et micro-usinage apportent des solutions techniques pour réaliser des implants neurologiques.
Nanomatériaux, nano-capteurs en phase d’émergence, nano-médecine sont au centre des programmes de recherche et font travailler ensemble des spécialistes de différentes disciplines pour réaliser de nouveaux outils de diagnostic et méthodes d’investigation in vivo.
Mais la démographie et la sociologie ne sont pas tout l’économie régit également ce marché Selon les enquêtes réalisées par les spécialistes, la technique médicale moderne et les innovations qui en sont issues, tant en termes de produits que de processus, pourraient permettre aux systèmes de santé de réaliser des économies considérables.
L’utilisation de technologies créatives peut permettre des économies de coût directes et indirectes considérables, allant dans le sens de la « cure entrepreneuriale » qui est imposée aux établissements de santé, modifant profondément les rapports de force entre les fabricants et leurs principaux clients.
Utilisation de produits et d’instruments mieux adaptés, développement de soins moins coûteux et mieux acceptés par les patients, modifcation des protocoles médicaux mais également dépistage plus rapide des maladies au stade où elles peuvent être traitées plus facilement, amélioration de la prévention, partage des informations médicales... toutes ces pistes sont synonymes d’innovations.
Les sciences du vivant sont porteuses de certains des plus forts potentiels de marchés industriels des années à venir...
Un micro-robot, muni d’une minuscule caméra capable d’avancer et de s’arrêter dans le système digestif mis au point par des chercheurs italiens en 2006 semble sonner la fn des endoscopies désagréables il pourrait être opérationnel chez l’homme d’ici 4 ou 5 ans.
Dotés de pattes motorisées, de pinces microscopiques, de capteurs, de calculateurs... en médecine ou en biologie mais aussi en mécanique, les robots continuent de se miniaturiser, cherchant à manipuler ou assembler des objets invisibles à l’œil nu.
Les techniques de la robotique reçoivent un intérêt grandissant pour les importantes perspectives qu’elles offrent, dans le domaine médical, en développant des systèmes innovants pour des interventions chirurgicales non invasives, la suppléance fonctionnelle, la rééducation, les aides pour diverses formes de handicap moteur et cognitif ou simplement les personnes âgées.
Les techniques d’imagerie sont des outils d’analyse privilégiés dans les sciences du vivant.
Elles font appel à un grand nombre de technologies différentes, créant les images obtenues par des moyens physiques très variés : la microscopie optique ou électronique, les techniques de tomographie, la radiographie, l’imagerie infra rouge.
Le coût élevé des techniques telles que l’imagerie par résonance magnétique - IRM, la tomographie à émission de positons - PET - et celle couplée au scanner - PET SCAN - perturbent le développement de ce secteur.

Images 3D pour caractériser et suivre les lésions notamment en oncologie, imagerie optique et ultrasonore pour une exploration moins invasive de certains organes... L’imagerie médicale permet aux médecins de prendre des décisions stratégiques.
Les industriels concentrent leurs efforts sur la mise au point d’équipements et d’accessoires pour diagnostiquer, dépister et soigner.
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